Homélies du dimanche
Ce matin, je vous propose de nous attarder sur le texte de la séquence que nous avons priée tous ensemble. Une séquence, c’est un poème chanté ou récité qui est intégré à la liturgie catholique romaine. Il y a une séquence à Pâques, aujourd’hui à la Pentecôte, dans 15 jours à la Fête-Dieu et le 15 septembre pour la fête de Notre-Dame des Douleurs. Ces textes ont l’avantage d’être facilement mémorisables et en les chantant, leurs paroles deviennent des catéchèses. […]
Pourquoi renouer avec la tradition de la Fête-Dieu ? Est-ce pour figurer dans le palmarès du concours de fleurissement de la ville de St-Amarin ? Non ! Est-ce pour entrer dans le livre des records en comptabilisant le nombre d’heures que nos fleuristes ont passé dans l’église depuis quelques jours ? Non ! Est-ce pour peser au fur et à mesure des années le poids de pétales qui serviront de tapis de fleurs lors de la procession ? Non ! Dans l’évangile de ce dimanche, vous avez entendu l’insistance avec laquelle Jésus répète : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ». Cette affirmation fut si choquante que beaucoup de ses disciples décidèrent alors de le quitter. St Jean affirme même que c’est à ce moment-là qu’une cassure va se produire dans le cœur de Judas (Jn 6, 71). […]
Le signe de la croix : J’ai insisté pour que nous fassions un beau signe de la croix au début de la messe, car ce geste est avant tout une prière qui nous met en relation avec le mystère de Dieu. Pour anecdote, rappelez-vous que, lorsque la Vierge Marie est apparue la 1ère fois à Lourdes à Bernadette, cette dernière voulut faire le signe de la croix, mais ne le put. Elle ne réussit à le faire que lorsqu’elle vit Marie se signer. Bernadette en gardera un souvenir qui restera gravé dans sa mémoire toute sa vie. Tous ceux qui la virent débuter ainsi sa prière, se souviendront de la beauté et de la gravité de ce geste. Chaque fois que nous faisons le signe de la croix, lorsque nous invoquons le nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, nous devons nous rappeler que toute notre vie est appelée à entrer dans l’amour du Père, la grâce du Fils et la communion de l’Esprit Saint.
Par fête liturgique
Homélie Dimanche de la pentecôte 2026
Ce matin, je vous propose de nous attarder sur le texte de la séquence que nous avons priée tous ensemble. Une séquence, c’est un poème chanté ou récité qui est intégré à la liturgie catholique romaine. Il y a une séquence à Pâques, aujourd’hui à la Pentecôte, dans 15 jours à la Fête-Dieu et le 15 septembre pour la fête de Notre-Dame des Douleurs. Ces textes ont l’avantage d’être facilement mémorisables et en les chantant, leurs paroles deviennent des catéchèses. […]
Homélie Fête de la Très Sainte Trinité 2026
Le signe de la croix : J’ai insisté pour que nous fassions un beau signe de la croix au début de la messe, car ce geste est avant tout une prière qui nous met en relation avec le mystère de Dieu. Pour anecdote, rappelez-vous que, lorsque la Vierge Marie est apparue la 1ère fois à Lourdes à Bernadette, cette dernière voulut faire le signe de la croix, mais ne le put. Elle ne réussit à le faire que lorsqu’elle vit Marie se signer. Bernadette en gardera un souvenir qui restera gravé dans sa mémoire toute sa vie. Tous ceux qui la virent débuter ainsi sa prière, se souviendront de la beauté et de la gravité de ce geste. Chaque fois que nous faisons le signe de la croix, lorsque nous invoquons le nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, nous devons nous rappeler que toute notre vie est appelée à entrer dans l’amour du Père, la grâce du Fils et la communion de l’Esprit Saint.
Homélie de la Fête Dieu 2026
Pourquoi renouer avec la tradition de la Fête-Dieu ? Est-ce pour figurer dans le palmarès du concours de fleurissement de la ville de St-Amarin ? Non ! Est-ce pour entrer dans le livre des records en comptabilisant le nombre d’heures que nos fleuristes ont passé dans l’église depuis quelques jours ? Non ! Est-ce pour peser au fur et à mesure des années le poids de pétales qui serviront de tapis de fleurs lors de la procession ? Non ! Dans l’évangile de ce dimanche, vous avez entendu l’insistance avec laquelle Jésus répète : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ». Cette affirmation fut si choquante que beaucoup de ses disciples décidèrent alors de le quitter. St Jean affirme même que c’est à ce moment-là qu’une cassure va se produire dans le cœur de Judas (Jn 6, 71).
Solennité de l’Assomption 2026
Frères et sœurs, vous savez probablement que la solennité de l’Assomption est un dogme récent qui date de 1950. Mais le pape Pie XII ne l’a pas proclamé sur un coup de tête. Il s’est appuyé sur une longue tradition de saints et de théologiens qui avaient réfléchi sur la question de la mort ou de la dormition de Marie et de sa montée au ciel. En lisant ce matin quelques pages du livre « les gloires de Marie » j’ai découvert quelques perles que St Alphonse de Liguori avait récoltées sur la fête de l’Assomption. […]
Par année
A
Homélie du 11e dimanche du TO – A ; 14 juin 2026
La chasuble verte que je porte aujourd’hui nous rappelle qu’après le temps pascal, et les trois grandes solennités de la TS Trinité, de la Fête-Dieu et du Sacré-Cœur nous revenons dans le temps ordinaire qu’on appelle le temps de l’Eglise. Nous reprenons donc le fil conducteur de l’évangile de St Matthieu que nous avions commencé à lire avant le carême. Pour situer le passage de ce jour, il est bon de regarder quelle a été l’activité de Jésus avant l’extrait que vous venez d’entendre. Auparavant, aux chap. 8 et 9, st Matthieu nous dit que Jésus a guéri un lépreux, puis le fils d’un centurion, la belle-mère de Pierre et de nombreux malades, il a apaisé une tempête, chassé les démons présents dans deux personnes, puis remis sur pied un paralytique, il a ramené à la vie la fille de Jaïre, guéri une femme qui avait des pertes de sang depuis 12 ans, rendu la vue à deux aveugles et enfin il a guéri un démonique muet. Tout ceci se trouve résumé par le v.35 : « Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité » (Mt 9, 35). Face aux foules qui le suivent, Jésus est ému et profondément touché par la détresse des personnes qui sont là devant Lui. Mais au lieu de baisser les bras par désespoir ou défaitisme, il invite à prier et à demander à Dieu d’ouvrir le cœur de ceux qui seront appelés pour être envoyés.
Homélie du 12e dimanche du TO – A – Geishouse et Bitschwiller
Homélie 13e dimanche du TO – A 2/07/2026
J’imagine qu’en entendant Jésus nous dire ce matin : « Celui qui aime son père ou sa mère, son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi », cela a provoqué chez vous quelques picotements. […]
14e dimanche du TO A (Matthieu 11, 25-30)
1. Le contexte du chapitre 11 de saint Matthieu est celui de plusieurs déconvenues
• Jean le Baptiste, a été jeté en prison : Jésus lui a rendu témoignage et a confirmé aux disciples envoyés par son cousin qu’il est bien Lui l’Envoyé de Dieu. (Mt 11, 5-6).
• Jésus a essuyé plusieurs échecs dans son apostolat Les habitants de trois villes situées au bord du lac de Galilée : Corazine, Bethsaïde, et Capharnaüm ont refusé de le suivre, malgré les prédications entendues et les signes qui se sont produits.
15e dimanche du TO – A (parabole du Semeur Mt 13, 1-23)
Homélie du 16e dimanche du TO année A
La semaine dernière nous entendions la parabole de la semence avec les différents terrains : le chemin, les cailloux, les ronces, les terres polluées spirituellement et la bonne terre. Cette semaine, la parabole qui suit nous parle de l’action de personnes mauvaises qui sabotent une récolte en y semant de l’ivraie. Cette plante ressemble tellement au blé qu’il est très difficile au début de les distinguer l’une de l’autre. Ce n’est qu’une fois mûre qu’on reconnaît l’ivraie qui se différencie par son épi plus maigre et son fruit plus petit. L’ivraie est non seulement stérile, mais elle est nuisible pour l’homme. Mélangée à la bonne farine, elle contamine le pain. En Orient, quand on voulait se venger de qq1, on semait de l’ivraie dans son champ de blé. Une loi romaine l’interdisait explicitement. Les paysans appréhendaient beaucoup la nocivité de l’ivraie, car elle pouvait entraîner la perte de toute une récolte. En grec, l’ivraie se traduit « zizanion », d’où l’expression « semer la zizanie ou la discorde ». Son nom français vient de ce que certaines variétés sont susceptibles d’enivrer.
Homélie 17e dimanche du TO – A
Rappel : Depuis près d’un mois, St Matthieu nous rapporte les paraboles que Jésus a prononcées pour montrer que malgré l’opposition que le message de la Bonne nouvelle rencontre, son message grandit dans les cœurs. Le Royaume de Dieu avance, la présence de Dieu progressent malgré les terres hostiles et malgré l’ivraie. Sa présence est aussi discrète et efficace que le levain dans la pâte du monde, et pour qui découvre Dieu, cette révélation devient un trésor et change une vie.
Homélie 18e dimanche du TO – A
Nous avons tous un jour fait l’expérience d’éprouver le besoin de prendre un peu de temps pour nous poser après une épreuve. Dans l’évangile de ce dimanche, c’est initialement le souhait de Jésus qui vient d’apprendre l’exécution de son cousin Jean le Baptiste. […]
Homélie 20e dimanche du TO – A
Pour bien comprendre toute l’importance du geste que Jésus réalise vis-à-vis de cette femme, il faut nous aider de la 1ère lecture. Toute la Bible est traversée par la tension d’exclure ou d’inclure les étrangers au peuple élu. […]
Homélie 21e dimanche du TO – A
Pour bien comprendre la portée des paroles que Pierre prononce, je vous propose trois points. Le 1er concerne la ville de Césarée de Philippe où se situe la scène. Les archéologues y ont mis à jour les ruines de 4 temples païens […]
Homélie 22e dimanche du TO – A
Dimanche dernier, nous entendions la réponse que Pierre avait donné à Jésus quand celui-ci avait demandé à ses disciples « pour vous qui suis-je ? ». Pierre avait si bien répondu que Jésus lui avait dit : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise. » Comment se fait-il que Pierre qui avait tout juste est celui qui devient ce caillou qui pourrait faire chuter Jésus. Quelle est son erreur ? Normalement, le disciple se trouve derrière le maître. Or, si Jésus lui dit : « Passe derrière moi Satan », c’est Pierre prétendait mieux faire et mieux savoir que Lui.
Homélie 23e dimanche du TO – A
Dans la 1ère lecture, Dieu demande au prophète Ezéckiel d’être un « guetteur ». « Être un guetteur » ne consiste pas seulement à être réveillé comme la sentinelle ou l’infirmière qui fait sa garde, mais d’être éveillée au niveau de sa conscience. Aujourd’hui, nous pourrions comparer cette expression aux « lanceurs d’alerte » qui nous avertissent de certains dangers de masse comme par exemple Edward Snowden, qui travaillait à la CIA et qui a révélé une surveillance planétaire des Américains et des Britanniques de toutes nos conversations téléphoniques et sur internet. […]
Homélie 24e dimanche du TO – A
La semaine dernière, frères et sœurs, nous entendions l’évangile dans lequel Jésus nous parlait de la correction fraternelle : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul ». Dans la même veine, suite à la question de l’apôtre Pierre, Jésus nous encourage à pardonner du fond du cœur. […]