14e dimanche du TO – A – (Matthieu 11 , 25-30)
14e dimanche du TO A (Matthieu 11, 25-30)
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Le contexte du chapitre 11 de saint Matthieu est celui de plusieurs déconvenues
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Jean le Baptiste, a été jeté en prison : Jésus lui a rendu témoignage et a confirmé aux disciples envoyés par son cousin qu’il est bien Lui l’Envoyé de Dieu. (Mt 11, 5-6).
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Jésus a essuyé plusieurs échecs dans son apostolat Les habitants de trois villes situées au bord du lac de Galilée : Corazine, Bethsaïde, et Capharnaüm ont refusé de le suivre, malgré les prédications entendues et les signes qui se sont produits.
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Les échecs et les critiques font partie du lot commun ?
Dans la Bible, tous les héros n’ont pas forcément réussi partout et avec tout le monde. Moïse a été contesté à plusieurs reprises, David a vécu la sédition jusqu’au sein de sa propre famille quand son propre fils Absalon voulut s’emparer du trône. Parfois dans certaines associations, des personnes jettent l’éponge et démissionnent au bout d’un certain nombre de critiques ou d’un manque de reconnaissance.
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Comment réagissons-nous face aux échecs dans nos vies ?
Avec les réseaux sociaux, il arrive que des personnes étalent tous les soucis qui leur arrivent si bien qu’à la longue leurs amis ne savent même plus qui leur répondre. D’autres ne font qu’accuser Dieu. Plutôt que de tomber dans ces deux travers, pourquoi ne pas rejoindre Celui qui vit au plus profond de toi. L’apôtre Paul ce dimanche nous dit : « Vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous » (Rm 8, 9). Ne cherche pas d’abord une réponse dans le monde, mais en Dieu.
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Ne laisse pas ton cœur devenir un vinaigrier sinon il sera envahi par le ressentiment, l’amertume, la colère et la jalousie.
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Ne cherche pas les consolations là où elles ne sont pas : en passant un temps interminable à regarder des vidéos, dans la 3e mi-temps après l’entrainement de foot, dans les soirées arrosées, dans la drogue, le porno, … Le véritable consolateur c’est l’Et St.
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Imite Jésus et regarde comment Il a tenu face à la pression qu’Il avait autour de Lui. Il a rendu grâce à Dieu pour ce qu’il constatait de beau, plutôt que de se concentrer sur ce qui était décevant.
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« Prenez mon joug »
Le joug est le dispositif que l’on posait sur un cheval, une vache ou un bœuf, pour lui faire tirer un attelage ou une charrue. Certains jougs étaient simples, d’autres doubles, ils pouvaient être fixés en avant des cornes ou sur la nuque de l’animal. C’est donc une pièce maitresse dans le travail des champs. Pour que l’animal travaille bien et sans se blesser, il fallait faire du « sur mesure », soigner l’ergonomie afin qu’il épouse parfaitement la morphologie l’animal. Lorsqu’on voulait apprendre à un jeune bœuf à porter un joug, on l’attelait à un vieux bœuf sage et docile. C’est ainsi qu’on obtenait le meilleur apprentissage.
Lorsque nous sommes chargés et fatigués, Jésus nous invite à nous mettre sous son joug, à Le laisser porter notre fardeau avec nous. De la même façon que deux animaux sous un même joug marchent au même rythme, aux côtés de Jésus, nous apprenons à marcher à son rythme, à aligner nos pas sur les siens. Quand Jésus nous invite à devenir ses disciples, il nous invite à nous laisser instruire par lui et à l’imiter au niveau de la douceur et l’humilité.
L’humilité : c’est la vérité face à Dieu. Être humble, c’est cesser de juger Dieu.
La douceur : c’est l’humilité vécue avec le prochain : le couple, la famille, l’école, le travail.
Si Jésus se propose de découvrir qu’il prend nos croix, c’est aussi pour que nous ayons le courage et la force de porter celles des autres.